Brantes
Brantes

Nid d’aigle, labyrinthe de vieilles rues en pierre (calades) menant chez les artisans d’art, c’est un balcon où l’on savoure sérénité et vue vertigineuse sur le Mont Ventoux.Commune de 2817 ha qui s’étend des limites drômoises à la crête du Ventoux, elle compte à l’heure actuelle 68 habitants héberge l’école intercommunale dispose d’une agence postale.

Quelques agriculteurs exploitent leurs terres en maraîchage, fourrage, arboriculture, lavande et céréales. Une grande partie de son territoire est recouverte de forêt domaniale.

En dehors du village les hameaux du Mouret, des Bernard, de la Frache, des maisons isolées notamment aux abords du Col de Fontaube et du col des Aires composent l’ensemble de la population.

Un peu d’histoire

Espace habité. Des fouilles aux abords du cimetière ont mis à jour l’existence de campements datant de la période néolithique : on y a trouvé des traces telles que pointes de flèches, restes de repas, ossements de rennes … . La présence de peuplements ligures sur et autour de la montagne de Geine qui surplombe le village est attestée par de nombreux chercheurs.

Le nom de Brantes semble définitif à partir du 16° siècle, il apparaît auparavant sous des orthographes différentes : Brantulis, Brantulae, Brantol, Brantoulz, Brantoux .Deux étymologies sont évoquées : la plus probable rappelant les pierres branlantes qui l’entourent, l’autre se référant à des cris guerriers victorieux : « les aven branta » (on les a bousculés).

Ses premiers seigneurs furent les Vincens de Mauléon de Causan de 1022 à 1630.Ce devait être une coseigneurie car la famille des Baux qui la possédait au 12° siècle l’avait inféodée ; c’est ainsi que le fief passa en partie par héritage à Guillaume de Sault en 1394 qui devint coseigneur avec les Vincens. Les seigneurs Des Isnards (de 1561à1603) durent payer une rançon de 10.000 livres en 1578 pour récupérer le village qui avait été pillé en 1573 , puis envahi occupé et fortifié par les Huguenots en 1575 . Les autres nobles furent les Cambis de Velleron de 1624 à 1687, les Du Laurens d’ Avignon qui l’acquirent en 1672 et virent le fief érigé en marquisat par le pape Clément X en 1674 .En 1697 Brantes fut acheté par Pierre du Blanc, seigneur de Buisson, inspecteur des troupes d’Avignon et capitaine des portes du palais Apostolique. Sa famille le conserva jusqu’en 1790.

Les recensements :

1851 : 471h

1901 : 265h

1936 :141 h

Les professions

en 1901: propriétaire,cantonnier,facteur,receveur,notaire,maréchal ferrant,curé,boulanger,meunier,domestique,garde des eaux et forêts,berger,instituteur.

En se promenant

A pied dans les ruelles caladées, vous côtoierez les maisons de pierre, les fleurs qui ne poussent pas au hasard, les passages sous voûte ( soustet)…

Au détour de votre flânerie vous passerez par une des deux portes fortifiées, vous admirerez : la petite place centrale autour de laquelle se trouvent la fontaine, le beffroi, la maison d’un apiculteur, la Chapelle des Pénitents Blancs qui date de 1705 et sert de lieu d’exposition aux Amis de Brantes dans laquelle vous trouverez des brochures sur le village, les promenades … le château–bas du 17° que jouxte l’atelier de Faïence de Martine et Jaap Wieman aux créations si jolies, l’église St Sidoine de 1684 bâtie sur les restes de l’église St Elzéar du 14° et rénovée en 1989 dont le parvis en pente surplombe la Poterne café galerie disposant d’une vue sans pareil. En redescendant vers la mairie, vous passerez par l’atelier de Couture de Line

En continuant vers le bas du village vous trouverez l’atelier des Santons bleus de Véronique Dornier duquel vous remonterez par des calades sinueuses et fleuries jusqu’à votre lieu de départ ou vous descendrez jusqu’en bas du village pour aller à pied voir le cimetière et son église : la chapelle St Jean Baptiste du 12° siècle par un chemin qui descend face au lavoir A quelques mètres du centre village, l’Auberge offrira une pause bienvenue sous la fraîcheur de sa tonnelle et si vous désirez rester plus longtemps, chambres et repas sont à votre disposition . Vous pourrez ainsi monter sur la crête de Pied Chastel voir les vestiges du château fort , apprécier les travaux de rénovation de la Chapelle Saint Roch (1709), admirer le Toulourenc depuis le pont « romain » et profiter de l’ ensemble des promenades nombreuses autour du village .

Pour y accéder

Venant de Vaison ou de Sault par les bords du Toulourenc vous découvrirez à travers les plis de rocher et les chênes ses maisons de pierre perchées.

Arrivant du Col de Fontaube (limite départementale avec la Drôme) vous basculerez de l’ ampleur des Baronnies qui s’ étendent sous votre regard à la force du Ventoux qui impose sa stature devant ce village qui semble posté là comme un gardien, une vigie.

 

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