St-Léger
St-Léger

Petit village posé comme dans un écrin, le bourg de la commune la moins peuplée du Vaucluse fait face au Géant de Provence.

Elle compte à l’heure actuelle 24 habitants ; ses maisons surplombent une plaine fertile qui borde le Toulourenc .Une bonne partie des terres y est encore exploitée et entretenue,ce qui donne son caractère rural à cette partie de la vallée.

Vous serez également frappé par le contraste existant entre la végétation du Versant Nord (l’ubac) où le pin issu du reboisement domine et celle du versant sud (l’adret) véritable domaine du chêne vert . Son territoire de 1929 ha est délimité par la crête de Bluye et une partie de la face nord du Ventoux jusqu’à son sommet.

 

Un peu d’histoire

Saint Léger a probablement des racines préhistoriques ; .Raoul Bernard évoque la découverte ancienne de haches de pierre. Des travaux sur plusieurs sites de la Commmune ont mis à jour des tombes de pierre plates, contenant des corps biens conservés , orientés vers la Mecque ce qui laisse supposer l’ installation de Sarrazins lors de leur passage dans le Ventoux. Au début du 13° Siècle, Sanctus Logerius était dépendance papale. Son seigneur, François Tondutti de St Léger en Venaissin était lieutenant dans les armées du pape. Au 14° siècle, le village est sous la dépendance des seigneurs des Baux. Ultérieurement son sort sera lié à celui de Brantes jusqu’à la Révolution. Ce qui a caractérisé St Léger au long de l’histoire c’est son talent à mettre en valeur ses ressources naturelles : porte d’entrée de la Vallée, grand domaine forestier , terres à l’arrosage autour du Toulourenc que l’on préserve en construisant le village au pied de l’Ubac,.

Ainsi, dés le 13° siècle, on évoque la qualité de ses fromages de chèvre. Plus tard on exploite non seulement les terres de la vallée en cultures mais aussi les flancs du Ventoux où la lavande est reine , les truffes en grande quantité et les pâturages immenses . De la Grotte de l’Or (nommée ainsi par le sieur Nicolas Peiresc en 1632) en fait exploitée pour son pyrite de fer à l’exploitation de nombreuses charbonnières (Mistral dans SA descente du Ventoux : misérable petit village de charbonniers) on peut dire que jusqu’en 1880 date où les terres de la commune seront cédées aux Eaux et Forets il sera tiré de la nature environnante la quintessence de ses richesses. Le reboisement entrepris au début du siècle a modifié cet équilibre économique au même titre que l’écosystème. Population : 1870 175 habitants 1934 70 habitants 2000 24 habitants

En se promenant

Parcourez les minuscules ruelles où votre regard se portera sur quelques maisons anciennes de grand charme. En entrant dans le village vous verrez la fontaine qui côtoie le lavoir ovale (assez rare pour être admiré) L’église St Léger rénovée à l’extérieur possède des murs intérieurs en trompe l’œil. Aux alentours, en vous promenant, en randonnant vous découvrirez la chapelle St Basile du début XVIII°,le hameau abandonné de la Barbette, la montée la plus rude vers le sommet du Ventoux (1500m de dénivelé) et bien sur le cours du Toulourenc qui s’ enfonce dans des gorges superbes. Pour les passionnés d’escalade : voies de renommée internationale pour vous procurer des sensations fortes.

Pour y accéder

Venant de Vaison par la D40 , après avoir surplombé les gorges du Toulourenc et admiré la vue qui se perd loin au delà de la Vallée du Rhône ,vous apercevrez en redescendant (toujours accompagné par la stature imposante du Ventoux) ses toits resserrés sur un flanc de montagne.

Arrivant de Brantes ou Savoillans dés que vous aurez dépassé la Fontaine Marin (étang de pêche), vous serez sur la Commune de Saint Léger et au fur et à mesure que la vallée s’élargira vous vous approcherez du village.

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